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.Dernier : L1 Le Mans 2-0 Caen.Prochain : L1 Caen-Rennes le 06.12 .Classement : 11ème


Résultats
Ligue 1 (2008/2009)
17ème journée
Bordeaux-VA  05.12  19h00 
Caen-Rennes  06.12  19h00 
Lille-Toulouse  -  - 
Marseille-Nice  -  - 
ASSE-Le Havre  -  - 
Nantes-Lyon  -  21h00 
Grenoble-Auxerre  07.12  17h00 
Lorient-Nancy  -  - 
Monaco-Sochaux  -  - 
Paris-Le Mans  -  21h00 
Video des buts
Anthony Deroin
Min. : 63e
Taille : 6.60 Mo
Durée : 00:51

Vu : 4562
Eduardo Eluchans
Min. : 78e
Taille : 5.51 Mo
Durée : 00:42

Vu : 4594
Mickael Pagis
Min. : 88e
Taille : 6.16 Mo
Durée : 00:47

Vu : 2872
Vengeance parisienne
DÉTAILS
> Dimanche 31 août 2008
> Lu : 661 fois
 Deuxième sortie à d’Ornano et première défaite pour le Stade Malherbe de Caen. Contre le Paris Saint-Germain, cet échec normand est complètement logique tant le niveau de jeu des footballeurs de la capitale impressionne et tranche avec celui de la saison passée. Retour sur cette prestation des malherbistes, étouffés par un bloc parisien uni.
Il y a quatre mois presque jour pour jour, le Paris Saint-Germain débarquait à Caen dans une position de relégable bien délicate avec pour mission d’à tout prix ramener les trois points pour ne pas sombrer. Résultat : une claque 3-0 infligée par le SMC. Finalement sauvé, le PSG se déplace ce samedi 30 Août avec des ambitions nouvelles face à une équipe du Stade Malherbe qui séduit beaucoup en ce début d’exercice.

C’est dans un Stade Michel d’Ornano archi comble que les 22 acteurs pénètrent sur la pelouse ce vers 19heures. Tous de rouge et bleu vêtus, les joueurs de la capitale bas-normande comptent sur cette réception pour continuer à engranger à domicile après la victoire probante sur Valenciennes (3-1) deux semaines auparavant. A cette occasion, Franck Dumas doit cependant faire face à deux forfaits de grande importance. En premier lieu celui de Grégory Proment, si précieux à la récupération au cours des premiers matches qui est remplacé à son poste par Alexandre Raineau. En second lieu, celui de Florian Boucansaud, titulaire trois fois par le hasard des choses et qui s’était montré véritablement bon. Avec les justesses de Leca, Svensson et les soucis de Thiam, c’est étonnamment Rémi Gomis, milieu défensif à l’accoutumé qui passe en défense centrale pour son premier match de la saison.


Et les premières minutes vont très vite donner tord à cette disposition inédite. Fragile, Raineau ne fait dans un premier temps pas le poids face à la puissance parisienne. Bousculé au milieu de terrain, le Stade Malherbe de Caen subit donc d’entrée les assauts des joueurs de la capitale. Un centre de Giuly dégagé de justesse par Barzola fait trembler le public caennais et démontre que Gomis n’affiche pas l’assurance qui le caractérise au milieu de terrain. En face, grâce à la puissance de Séssegnon, à la technique de Giuly et à la solidité de Makélélé, le Paris Saint-Germain est solide et sûr. Les joueurs de Le Guen étouffent des Caennais aux abois…

L’inévitable va alors arriver. Après des tentatives dangereuses et des alertes chaudes sur le but de Planté, le PSG va réussir à ouvrir le score. Alors que les tentatives de dégagement des Malherbistes finissent sans cesse dans les jambes parisiennes, le ballon arrive dans les pieds de Jérôme Rothen. Un amas de joueur est encore dans la surface lorsque l’ancien Monégasque centre dans le tas. Le plus vif sur cette balle est l’ancien Havrais, Hoarau, très en jambe, qui vient couper la trajectoire et mettre le cuir au fond du but (0-1, 6ème).

Pris à froid, le Onze normand tente rapidement de relever la tête mais s’il est une certitude c’est que cette ouverture du score est la conséquence logique de la domination parisienne en ce début de rencontre. On est très loin de l’équipe balbutiante de l’an passé qui luttait pour son maintien. Au milieu de terrain, Makélélé est sur toutes les balles tandis que le duo Sakho-Camara fait merveille dans l’axe de la défense. La seule réaction malherbiste intervient sur un corner et une tête de Nivet qui passe au-dessus du but de Landreau. L’impuissance caennaise est très claire tandis que les Parisiens agissent par contres grâce notamment à la vitesse de Ludovic Giuly sur le côté droit. A de nombreuses reprises, la défense manque de s’effondrer devant la puissance de l’ancien romain. Face à lui, Nicolas Seube est aux abois. Sur un contre foudroyant, Hoarau se retrouve même seul devant le but mais expédie son tir loin au-dessus du but de Planté. Caen peut souffler.

Malgré de nombreux appels en profondeur, Steve Savidan est ceinturé et ne jouit pas du grand espace dont il bénéficiait face à Valenciennes. Malgré sa hargne, il ne prend que rarement le dessus sur ses adversaires. La grande satisfaction de ce début de match vient en fait du côté droit malherbiste qu’occupent Ben Khalfallah et Barzola. L’entente de l’Argentin et de l’ancien angevin fait merveille et pose les seuls réels problèmes que connaîtra l’arrière-garde parisienne au cours de la rencontre. Malgré une certaine envie, Caen n’y arrivera pas et à la pause, c’est inondé par les chants des supporters parisiens que le Stade Michel d’Ornano les verra emprunter le couloir de ses vestiaires.

A la mi-temps, Grégory Leca est à l’échauffement. De façon évidente, Franck Dumas n’est pas satisfait par la prestation globale de ses soldats, avis que partage visiblement le public de d’Ornano.

Pourtant, au retour des vestiaires, aucun changement n’est à dénombrer de part et d’autre. Caen possède quarante-cinq minutes pour rattraper son retard, pour mettre de la folie dans son jeu. Le message envoyé par Anthony Deroin sur la première balle est claire : une série de dribble lui permet de s’infiltrer dans la défense parisienne mais il ne fait pas le bon choix au final. Raineau sort alors pour Leca qui reprend sa place en défense centrale aux côtés d’un Sorbon nettement moins sûr que lors des précédentes rencontres. Gomis peut enfin retrouver sa place de milieu défensif derrière Nivet et Deroin. Un Benjamin Nivet d’ailleurs très combatif mais très souvent sans solution.

Ludovic Giuly est un véritable poison et comme Séssegnon, il fait beaucoup de mal à la défense caennaise. Sur presque toutes ses accélérations, Nicolas Seube a un temps de retard. Sur l’une de ses nombreuses offensives, le petit milieu de terrain déclenche une superbe frappe que Planté parvient à repousser brillamment. Malgré de une envie commune, le rythme du match est nettement retombé. Les Caennais s’offriront pourtant bientôt leur plus grosse occasion de la partie. Un enchaînement côté droit orchestré par Savidan et Ben Khalfallah permet à ce dernier de centrer fort devant le but. Le ballon file devant Landreau, battu ainsi que le reste de la défense mais il manque quelques mètres à Anthony Deroin pour pousser la balle au fond des filets. Rageant.

Ce n’est pas le match des Caennais et cette idée s’intensifie lorsque Gomis, touché à la clavicule sort sur blessure pour Florentin. Dumas est confronté à un nouveau problème, sans milieu récupérateur, il doit revoir sa tactique. Finalement, Florentin passe à droite, Eluchans à gauche et Ben Khalfallah est aligné en milieu offensif derrière Savidan. Deroin et Nivet reculent consécutivement à ce changement. On voit mal comment les Normands vont pouvoir faire basculer le match d’autant qu’ils demeurent la plupart du temps sans solution. Les Parisiens, eux, déroulent et tentent de marquer un second but. Et sans un excellent Vincent Planté qui repoussera deux superbes frappes de Hoarau en l’espace de deux minutes, le PSG aurait réussi à doubler la mise.

La fin de match verra l’entrée de Toudic en lieu et place d’Eluchans. Malgré l’arrivée du jeune attaquant Caennais pour épauler Steve Savidan, la bonne volonté des Caennais sera mise a mal par une grande prestation parisienne. Cette équipe a bien changé, l’an passé, de façon certaine, elle aurait craqué devant l’insistance caennaise à créer du jeu mais pas cette fois. D’une manière évidente, le championnat de Ligue 1 reprend un visage conforme à la force des équipes qui le composent. Lyon, Bordeaux, Paris et Marseille trustent la première moitié de tableau. Caen, lui, la quitte car au coup de sifflet final c’est Paris qui l’emporte.

Sur l’ensemble, il n’y a pas grand-chose que l’on puisse reprocher aux joueurs caennais. Vaillants, ils auront lutté pendant un peu moins de quatre-vingt dix minutes pour rattraper leur retard au tableau d’affichage mais Paris était réellement trop fort. Cette équipe peut espérer de bien meilleures choses cette année, elle en a les moyens. Des regrets pour Caen cependant ? On pourra reprocher certains faits d’arbitrage à vrai dire, notamment un pénalty relativement évident à l’occasion d’une faute sur Steve Savidan en première mi-temps. Mais qu’importe, Paris n’a pas volé sa victoire et cette dernière n’efface en rien les bonnes dispositions du Stade Malherbe de Caen qui se classe douzième après avoir joué tout de même Bordeaux et Paris.

La trêve internationale intervient à partir de maintenant. Elle vient à point nommé car l’équipe caennaise a besoin de temps pour voir revenir ses blessés et pour digérer ce mois d’Août peut-être mal payé au vu du jeu mais tout de même porteur d’espoir. Dans deux semaines, il faudra tenter de battre Saint-Etienne qui voyage mal et qui réalise un début de saison plutôt délicat.

Par Aurélien RENAULT
[SMCaen.net]
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